Afghanistan...
... ou en d'autres termes...
la GUERRE !!...
ENCORE DES NOTES SUR L’AFGHANISTAN
!...
L'Afghanistan, ou en d'autre termes la guerre...
Un
dernier mot sur l'Afghanistan
Et pour en finir avec l'Afghanistan...
L'ultime FAQ sur l'Afghanistan
La
démocratie du plus fort
Répondez-moi,
ou
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tout
simplement
votre
point
de
vue
à
ce
sujet sur mon BLOGUE
!...
ENCORE DES NOTES SUR
L’AFGHANISTAN !...
Sauver la face : l'ultime égoïsme
Encore la logique de
faire croire au monde que l'on a besoin d'être là-bas, ne
serait-ce que pour supposément « finir le
travail », et donc sauver
la face... Or, du moment qu'on ne parle en fait que de sauver la face,
peut-on vraiment prétendre chercher à défendre un
quelconque autre intérêt que le nôtre, justement ?...
Mercredi, 29 septembre 2010
Congo vs Holocauste
Autant, sinon plus de morts, mais seulement sur une plus longue
période... Cela devient-il plus intéressant pour
autant ?...
Dimanche, le 19 septembre 2010
La première question à se poser
Est-ce que l'on aimerait se faire envahir par une puissance
étrangère ? Et sinon, pourquoi faisons-nous donc aux
autres ce que nous n'aimerions pas nous faire faire à
nous-mêmes ?... Cela n'aurait-il pas pourtant été
la première question à se poser, dans tout ça ?...
Lundi, le 23 août 2010
The fallacy of forceful change
It thus appears that whatever gains we might have achieved in
Afghanistan, and regardless of whether these gains are actually
considered as being big or small, one will still have to admit, in the
end, that these gains are currently being maintained by nothing more
than mere military force. In other words, what guarantees that there
will be any trace left of our passage, once our soldiers leave ?...
Absolutely nothing. Now, does this prove that we should stay forever in
Afghanistan, only so as to pretend forever that we will have
accomplished something there that will have actually stayed in place
?... Or does it not rather prove that it was the most foolish thing to
believe that all we had to do in order to forever change the face of a
whole countrywas to merely impose that change in the first place ?...
In other words, did we ever seriously believe that people, when imposed
to do anything or act in any way, will be looking for anything else
that the first moment when they can free themselves from what is
imposed to them, precisely ?... And actually, isn't this the first
thing we should have known, if we truly were the champions of freedom
we so badly want the world to believe we are ? And when you think about
this, how could one be led to believe one could look like a champion of
freedom by actually imposing anything to anyone, in the first place ?...
If violence doesn't work, then why do we keep doing it ?...
Given the apparent difficulty, if not impossibility to get oneself out
of an invasion once one has put one has put one's shoe into it,
shouldn't it make all the more sense to put all of one's efforts into
diplomatic action and concertation among nation, instead of having
anything to do with finding oneself caught forever into an endless trap
?...
Mercredi, le 21 juillet 2010
Pourquoi ne pas d'abord s'occuper des causes, plutôt que des
effets ?...
À plus ou moins long terme, peut-on vraiment penser qu'il y ait
quelque autre moyen que ce soit d'empêcher l'Afghanistan, ou en
fait tout autre région, de devenir un foyer de terrorisme, sinon
en s'attaquant aux causes qui conduisent justement à
l'apparition d'un tel fléau ?... Ou en fait, peut-on vraiment
penser sérieusement régler quelque problème que ce
soit, sans d'abord s'occuper de ce qui peut le causer en tout premier
lieu ?... Ou en d'autres termes, peut-on vraiment penser régler
le problème d'un sous-sol inondé, alors que l'eau qui en
est responsable continue toujours de couler du robinet ?...
Et pour être plus précis... Peut-on vraiment penser
régler un quelconque problème au Moyen-Orient, alors que
le peuple palestinien continue de se voir opprimé en
Israël, pour ne citer que cette cause, en tout premier lieu ?...
Lundi 24 mai 2010
Why don't we start by looking at the causes of war, and at ourselves,
actually ?
Why do we not seek to remove the causes of war before we even think
about doing war itself ? And more precisely, why would we not stop
maintaining and encouraging these very causes of war before we start
accusing anyone else, if not attacking them, actually ?...
Vendredi 14 mai 2010
Et pourquoi ne pas faire de nous mêmes les complices d'un
génocide, pendant qu'on y est ?...
N'est-il pas tout simplement révoltant de constater que l'on
persiste s'éterniser en Afghanistan, histoire de bien s'assurer
de pouvoir continuer à tourner en rond, alors que, d'une
façon toute aussi aberrante, on laisse au Congo se
dérouler sous nos yeux les pires massacres, et que la barbarie
pure et simple a tout le loisir de prendre toujours plus d'ampleur,
comme si on n'avait pas regarder défiler assez de
génocides pour pouvoir enfin trouver mieux que de s'en faire
nous-mêmes les complices de par notre propre inaction, et surtout
notre propre aveuglement ?...
Les apparences et la réalité
Les Pakistanais seraient donc les premiers à demander à
ce qu'on renforcisse leurs soins de santé tout comme leur lutte
à la pauvreté, et ce précisément en vue de
mieux pouvoir combattre le terrorisme. Pourrait-on pourtant concevoir
quelque nation que ce soit qui puisse être mieux placée
pour savoir exactement quels sont les besoins réels du moment
que l'on doive réellement faire face à un tel
fléau, et non pas à seulement sauver les apparences pour
ensuite mieux pouvoir s'en aller sans avoir l'air de tout abandonner
?...
Vietnam, Russie, Afhganistan, etc.
Il semblerait donc que les U.S.A. n'aient jamais vraiment parvenu
à imposer leur domination à qui que ce soit, du moins par
la voie des armes, tandis que leurs adversaires auront pratiquement
tous gagné leur "combat" devant mener à leur propre
libération, et donc à leur émancipation. Et si ce
n'était pas nécessairement un hasard ? Se pourrait-il
donc que l'histoire aille en ce sens, tout simplement ?...
Dimanche 25 avril 2010
The ultimate abberation
Preventing Afgnanistan from becoming again a refuge for terrorists...
That sounds just great, but how would that prevent terrorit refuges to
appear all around the globe, anyway ?... And how could war actually
prevent Afghanistan from becoming one, especially since all we could
see so far was that it has hardly been able to do anything else than
precisely feeding the very sort of resent and antipathy that actually
fuels terrorism in the first place ?
And in that sense, isn't the rationale for this war at least as flawed
as the one that was used to support the Vietnam war ?... Because
whether the threat we are facing is a "real" or a "fake", what does it
matter if what we are doing doesn't actually amount to reduce this
threat in any significant way ?... And in both cases, doesn't it prove
all the more absurd to send our youths to be killed, when it turns out
that in the end, all that this actually succeeds to do is to reinforce
the very threat that, be it real or fake, we are pretending to face in
the first place ?...
Dimanche 18 avril 2010
Vietnam prise II
Mentir à la population sur la supposée
nécessité d'une guerre... En ce
sens, pourrait-on même penser reproduire plus clairement la
guerre du
Vietnam que n'on le fait en ce moment en Afghanistan ?...
Novembre 2009
Du moment que l'on parle d'empêcher l'Afghanistan de redevenir un
foyer de terroristes, que se trouve-t-on à faire, sinon prouver
que l'on n'entend gérer cette partie du monde que selon nos
propres préoccupations, et tout simplement comme si cette partie
du monde nous appartenait, justement ?... Et surtout, pense-t-on
vraiment qu'une telle attitude aurait la moindre chance d'être
tolérée, ou même envisagée, si elle
était dirigée envers un géant comme la Chine ou la
Russie ? Alors s'il semble considéré comme acceptable de
diriger l'Afghanistan comme rien de moins que notre propre colonie,
est-ce vraiment parce qu'il est plus acceptable de dominer
l'Afghanistan qu'un autre pays ?... Ou cela ne serait-il plutôt
du qu'au fait que l'Afghanistan est trop petit et faible, et n'a donc
pas la capacité de se défendre face à la
domination d'un plus gros État tel que le nôtre, justement
?
Et lorsqu'on parle du chaos qui risque de se produire si l'on vient
à quitter le pays, ne se trouve-t-on pas à
recourir précisément au même genre
d'argument que les Anglais ont jadis invoqué pour
défendre leur occupation de l'Inde face à Gandhi ?... Et
comment peut-on donc penser que tout est normal quand on ne se trouve
à raisonner avec d'autres arguments que ceux qui ont fait la
marque de l'impérialisme ?...
Nous voilà maintenant
rendus au point de demander des comptes au gouvernement de
l'Afghanistan... Or, si cela peut paraître une avancée sur
les plans techniques et pratiques, et notamment en ce qui concerne la
lutte à la corruption, cela de démontre-t-il pas surtout
que nous en sommes bel et bien venus au point de dicter la marche
à suivre d'un gouvernement étranger ?... Pourrait-on
pourtant fournir nous-mêmes une meilleur preuve que nous nous
sommes laissés nous embourber dans la spirale de
l'impérialisme ?... Et pourtant, s'il va de soi que nous
n'apprécierions pas nécessairement la domination d'un
État étranger, alors pourquoi une telle domination
devrait-il être plus justifiée du moment que c'est nous-mêmes qui commettons ?... Y
a-t-il pourtant quoi que ce soit dans cette question qui soit vraiment
compliqué, en vérité ?...
****
Peut-on encore prétendre sérieusement que la
mission en Afghanistan puisse avoir quelque but que ce soit, quand
aucun des dirigeants qui y prennent part ne semble en mesure de nous
expliquer ce qu'on fait là, et encore moins ce qu'on devrait
faire à partir de maintenant ?..
****
Et si le postulat fondamental de la mission en Afghanistan se trouvait
à être faussé à la base, justement ?... En
effet, la guerre ne pouvait réellement permettre d'anihiler la
"menace terroriste" et donc de "préparer le terrain" pour la
reconstruction, et ne faisait plutôt que générer
toujours plus de violence, et donc ne faire que nous enfoncer toujours
davantage dans un bourbier sans issue ?... Et tiens donc, une telle
description de la situation ne ressemble-t-elle pas mot pour mot
à celle que font actuallement tous les spécialistes et
les officiers qui sur le terrain se retrouvent eux-mêmes aux
prises avec l'absurdité même d'une telle "mission" qui
justement semble de moins en moins avoir un but ?....
Et au fond, si toute action ne pouvait qu'entraîner la
réaction correspondante ?...
Comment au juste peut-on penser que l'on ne puisse répondre
à la violence par la soumission inconditionnelle ?... Comment
peut-on penser que d'autres réagiront gentiment là ou
nous agissons de façon violente ?... Comment peut-on assumer que
les autres réagiront de façon civilisée là
ou n'avons pu démontrer que de la brutalité ?... Comment
peut-on agir de façon inintelligente, en espérant
pratiquement que ceux qui subissent une telle action sauront
éventuellement y répondre d'une façon qui soit
quand même un peu plus intelligente ?... Ne s'agirait-il pas
précisément du comble de l'imbécilité ?...
Septembre 2009
Le principal défaut de la
guerre
en Afghanistan, n'est-ce pas surtout que c’est de la guerre, justement
!?!...
Depuis quand, en effet, arrive-t-on
à quoi que ce soit par ce moyen, en partant ?...
****
Only 5 schools are thus built, out of
the 50 that were supposed to be built by now...
So schools cannot be built, because of
“security issues”, or in other words because of war... The war itself
has thus become our first pretext not to do anything over there
in terms of development... Isn’t it just as though it was precisely
planned to be so ?... And in fact, isn’t not exactly what we are still
doing, by making sure that war never ends ?... Because indeed, how
could there
be an easier way to keep a war going than to send more troops and get
more people killed, just as we are doing now, actually ?...
So no more schools are being built
anymore, since it’s war all the time !..
Now, what does that tell you ?... That
your official goals are met in any real way ?... Or rather, that all
you managed to do is war, and precisely nothing else ?...
****
Et si on en parlait justement, des
fameuses écoles pour les petites filles, en Afghanistan !...
Des écoles que les enfants se trouvent en fait à
déserter par crainte d’être kidnappés... Sinon
d’être
carrément défigurés en se faisant jeter de l’acide
en plein visage !... Des écoles qui ne sont presque plus
fréquentées que par ceux des jeunes qui sont si pauvres
qu’ils ne s’y
rendent en fait que pour y toucher une ration quotidienne de
nourriture, et qui sont si affamés que pour y arriver ils sont
justement prêts à aller jusqu’à affronter pour cela
le danger que se
rendre à l’école peut représenter !... Des
écoles qui, de toute façon, doivent encore maintenant
être quittées par l’immense majorité des filles
dès que celles-ci
atteignent 15 ou 16 ans !...
Est-ce là l’immense
progrès social qu’il pressait tant de leur apporter, quitte
à les bombarder pour y arriver !?!... Peut-on encore
prétendre
sérieusement que cela en valait le coup, surtout dans la mesure
où il semble de moins en moins crédible que ces
bombardements puissent faire autrement que de s’éterniser
indéfiniment ?...
Et surtout, peut-on sincèrement penser qu’une nation puisse
connaître quelque développement que ce soit, du moment
qu’elle est bombardée ?... Penserions-nous seulement à
autre chose qu’à
nous cacher si une telle chose devait à nous-mêmes nous
arriver ?... Pourquoi alors s’obstiner à faire que la guerre se
perpétue la guerre toujours davantage, tout simplement en
causant toujours
plus de violence ?... Nous-mêmes penserions-nous seulement
à autre chose qu’à riposter, si soudainement des
étrangers arrivaient chez nous pour y faire la guerre, et donc
que l’on voie nos proches
perdre la vie, en plus bien sûr de voir notre pays n’être
que toujours plus détruit ?...
****
“Empêcher l’Afghanistan de
redevenir un foyer de terroristes”, ou autrement dit, empêcher
les gens de là-bas de venir nous tuer... Alors, dans ce cas,
pourquoi eux-mêmes ne devraient-ils pas aussi nous empêcher
d’aller chez eux pour les tuer, justement ?...
“Empêcher que l’Afghanistan ne
redevienne un refuge de terroristes”...
Une petite question, en passant : quel
est le rapport, au juste ?...
En effet, la question ne devrait-elle
pas plutôt être : de quel droit pouvons nous décider
de gérer ce pays comme si c’était le nôtre,
et de l’occuper sans pourtant avoir pour cela d’autres prétextes
que nos propres intérêts ?... De quel droit pouvons-nous
donc décider d’imposer notre domination à un autre, et ce
pourtant
dans nul autre intérêt que le nôtre ?... Ou
autrement dit, depuis quand occupe-t-on les autres pays simplement
parce que c’est perçu comme étant dans notre
intérêt ? À
cela on pourra sans doute répondre que cela se fait justement
depuis toujours, mais cela se justifie-t-il pourtant par une quelconque
autre “philosophy” que celle de l’impérialisme ?...
In other words...
What is our ultimate pretext, now, for
keeping war going ?... The notion that some groups in a foreign country
might represent a threat for us ? What then if we start applying
such a rationale for all potential threats in the world ? And most of
all, how can we pretend that we are not actually making of ourselves a
real threat to other people, by invading their country and bringing war
upon them
?... And most of all, why would such an actual threat be more
acceptable in Afghanistan than anywhere else ?... And if we respond to
our own fears by actually invading another country, in the case of
Afghanistan, is it only
because it is easier to do so in a country that is both very poor and
weak ?... And then, what line of reasoning are we following, truly ?...
That it is ok to occupy another country when we are afraid of them,
provided that
this country is significantly weaker than ours ?... Or in other words,
that we can occupy other countries as soon as it is made clear that it
is actually possible for us to do so ?... Then, again, what
“philosophy” can
that be said to be, apart from that of imperialism ?...
****
Et si l'on considérait pour un
moment l'Iran et le Pakistan...
Un petit impérialiste en herbe
pourrait peut-être demander : pourquoi donc les changements de
régime et les combats seraient donc plus acceptables dans leur
cas ?...
Et si l’on répondait à
cela d’une façon aussi simple que possible ? Car si, dans leur
cas, c’était peut-être déjà plus acceptable
dans la mesure où ces changements ont tout simplement
été instigués et réalisées par ces
nations elles-mêmes, et avec le support de
leur propre population, qui percevait d’autant plus que ceux-ci
étaient alors effectués dans leur propre
intérêt ?...
Se pourrait-il donc, par ailleurs, que
ce soit justement pour toutes ces raisons que cela fonctionne, dans
leur cas ?...
LE
DERNIER
MOT
SUR
L'AFGHANISTAN
ou
« La
violence
est-elle
vraiment
la
meilleure
façon
de
régler
ses
problèmes
? »...
Imaginez-vous donc que, tout récemment,
quelqu'un a dit la chose suivante, en parlant de la mission en
Afghanistan : « on ne va pas gagner cette
guerre ». On s'entend que ce n'est quand
même pas la première fois qu'on l'entend, celle-là.
Sauf que ce qui est intéressant, cette fois, c'est que c'est dit
de la bouche même d'un des plus hauts responsable des
opérations,
donc de quelqu'un qui, en principe, pourrait difficilement être
mieux placé pour parler. Qu'en est-il donc, exactement ? Et si
nous réglions cette question une fois pour toutes, pour faire
changement ?...
Il se trouve toujours des gens intéressants
pour nous dire que les choses ne pourraient aller mieux en Afghanistan.
Leurs incroyables arguments ? C'est qu'on y construit des écoles
pour les
petites filles. Félicitations. Ceci dit, la véritable
question, du moins selon moi, serait plutôt celle-ci : pour une
école de construite, combien de vies au juste avons-nous
détruites ? Et
à quoi peut bien servir une petite école quand,
grâce à nous, le pays en entier ne peut plus fonctionner ?
Quelle peut-être l’utilité d’une petite école
où l’on ne
peut enseigner sans craindre, à chaque instant, d’être
bombardé ?...En d'autres termes : pourquoi dire qu'on fait deux
pas par en avant quand on en fait dix par en arrière ?...
Il faut bien avouer, comme l’a si bien dit Rory
Stewart dans l'édition du 28 juillet du Times de cette
année, que c'est en effet certainement plus facile de construire
une école que
de reconstruire un pays... Alors, si on n'est pas capable de faire le
vrai travail, n'est-ce pas pour le moins tentant de se rabattre sur le
peu de réalisation qu'on a su faire et qui, aussi insignifiantes
puissent-elles
être, ont tout de même le mérite d'assurer le plus
important, à savoir de donner l’impression qu’on avance, et
ainsi de se donner bonne conscience... Car n'est-ce pas là tout
ce qui compte,
après tout ?...
Mais il faut bien les aider, tout de même !
Oui, mais débarquer de force chez quelqu'un, occuper son espace
et décider pour lui, est-ce le genre d'aide qu'on aimerait
soi-même se
faire donner ? Est-ce là ce qu'on appelle de la
démocratie ? Ou parle-t-on plutôt une invasion et un
affront à la souveraineté d'une nation ?... Et de toute
façon, tout faire à
la place d'un autre, de sorte qu'il dépende ensuite de nous,
est-ce vraiment la meilleure façon d'aider ? Et que dire
d'exploiter la vulnérabilité d'un autre de façon
à mieux faire
valoir nos propres intérêts, si vraiment cela on peut
appeler ainsi notre supposée “guerre au terrorisme” ?... Et en
jettant tout notre argent dans la corruption, et donc en fin de compte
dans le trafic
de la drogue, qui aide-t-on vraiment ?... Et en prenant sous notre aile
un gouvernement non seulement inefficace, mais qui en fait repose sur
la torture, quelle cause contribuons-nous vraiment à faire
avancer ?...
Mais qu'est-ce que ça change, pour nous, de
toute façon ?... « Nous, on fabrique... des
écoles ! »... La belle affaire... Mais, au passage,
qui au juste voudrait d'une école
si pour l'avoir il faut qu'on vienne faire la guerre chez vous ?...Qui
voudrait d'un pareil « package deal », si
bien sûr on oublie un instant qu'il nous est en fait
imposé !Qui, en vérité,
voudrait de quoi que ce soit, si en fait ça doit venir avec la
guerre !
Pourtant, la question, du moins pour nous, semble
bel et bien de « gagner une guerre », puisque
c'est en fait pour cela qu'on s'est en fait invité dans ce pays
pour commencer... Et de toute
façon, comme on nous le répète si bien, il semble
en effet qu'on ne puisse pas reconstruire grand chose tant qu'on a pas
d'abord « assuré la
sécurité »... Alors, justement,
comment vont-donc les choses de ce côté ?... Le hic, c'est
que, comme le haut responsable lui-même le dit si bien, s'il se
trouve une chose qu'on est loin de gagner, c'est bien la guerre
elle-même,
justement. N'est-ce pas intéressant ?... Si la guerre est ce qui
compte le plus dans tout ça, ne devrions-nous pas au moins
être en voie de gagner au moins cela ?... Comment se fait-il donc
que c'est exactement
l'inverse qui semble être en train de se passer ?... Si la guerre
est notre but, comment se fait-il donc que c'est là que semble
plutôt se trouver le problème ?... Bonne question, en
vérité
!...
Pourquoi la guerre ne semble-t-elle pas aboutir
à quoi que ce soit en Afghanistan ?... Au fait, la guerre
peut-elle vraiment aboutir à quoi que ce soit ? Et dans le fond,
pendant qu'on y est...
« La violence est-elle vraiment la
meilleure façon de régler ses problèmes
? »
Maintenant qu'on y pense, qu'est-ce qui nous a
amené dans ce bourbier en tout premier lieu ?... Tiens donc,
c'est qu'on a été attaqués, il y a
déjà de cela 7 années...
Et en bon Américains, ou copains d'Américains que nous
sommes, nous n'avons su trouver mieux à faire que de riposter,
en attaquant à notre tour les copains de ceux qui nous ont
attaqués...
Mais juste comme ça, maintenant que ce sont nous qui attaquons,
comment au juste pensons-nous qu'ils veuille réagir, eux, de
leur côté ?... Pensons-nous vraiment que ça leur
plaira plus qu'à
nous, d'être attaqués ?... Ce qui nous a déplu
pourrait-il vraiment plaire à d'autres ? Et si tout ce qu'on a
pu trouver à faire, c'est de se venger, en faisant nous aussi
subir la violence
à ceux qui nous l'ont causé, pourquoi devrions-nous donc
nous attendre à une autre réponse de leur
côté ?... Autrement dit, faire subir la violence peut-il
vraiment faire autre chose
que d'encourager ceux qui la subissent à user de violence en
retour ? Ainsi, la violence peut-elle vraiment faire autre chose que
d'encourager l'usage de plus de violence ? Dans ce cas, répondre
à la violence
par la violence ne risque-t-il pas surtout de faire tout déraper
dans ce qu'on appelle, en termes techniques, une « spirale
de violence » ? En voulant « combattre le feu par
le feu », ne nous
trouvons-nous pas surtout à « jeter de l'huile sur le
feu ? »... N'est-ce pas là exactement tout ce que
nous faisons en Afghanistan, dans le fond ?...
Au fait, que se passe-t-il, en ce moment, en
Afghanistan ? Il se passe que nous envoyons des soldats combattre, ou
plutôt s'offrir comme appâts pour attirer des terroristes,
par ailleurs tout
puissants sur leur terrain, qui les feront ensuite exploser au moment
où ils s'y s attendront le moins. On pourrait croire que la
mission ne saurait sans doute s'avérer plus absurde, mais
peut-être qu'alors
on se tromperait. En effet, pour chaque soldat qu'on envoie, il semble
surgir au moins un terroriste n'ayant pas de plus haute aspiration que
de perdre sa vie pour prendre celle du nôtre. La seule
réponse qu’on
a pu trouver ? Envoyer toujours plus de soldats se faire tuer, en
attirant ainsi toujours plus de terroristes, et sans jamais que cela
mène donc à quoi que ce soit !... Des deux
côtés on semble donc
s’être résolu à un sacrifice assuré et
délibéré, et qu’on ne fait qu’augmenter afin de
répondre à la même chose de l’autre
côté. Des
deux côtés, on ne semble en effet avoir trouvé
mieux à faire que d’imoler toujours plus de jeunes gens,
même si cela ne fait qu’encourager la même réaction
de l’autre côté.
La vie n’a-t-elle pourtant pas plus d’importance pour nous qu’elle ne
semble en avoir pour eux ?...
Donc, il semblerait que la violence soit loin de
servir en ce moment à faire ce qu’on pourrait appeler
réglers nos problèmes. Mais, au fond, est-ce vraiment si
surprenant ? Comment
la violence pourrait-elle donc s’arrêter si d’un
côté comme de l’autre on ne lui répond qu’en en
retournant toujours plus de l’autre côté ? Autrement dit,
comment s’étonner
qu’il y ait toujours plus d’ennemis qui affluent pour nous rencontrer,
si en fait chacune de nos attaques ne fait que provoquer nos
adversaires à nous les renvoyer ?... Et si la violence ne semble
qu’inciter à
la retourner, comment davantage de violence pourrait-il aboutir
à autre chose que davantage de vengeance ?... Et si la haine est
à l’origine de tout conflit, comment davantage de violence
pourrait-il faire
autrement que de l’attiser ?.. Y a-t-il vraiment quoi que ce soit dans
tout cela qui soit si compliqué ?... Cela n’est-il pas le genre
de vérités que les enfants eux-mêmes comprennent en
premier
?... Où est le problème à comprendre des lois
aussi simples que “Fais à autrui ce qui tu aimerais qu’on te
fît” et que, d’une façon ou d’une autre, “on
récolte ce
que l’on sème ?”...
D’ailleurs, quel est donc en fait l’origine de ce
conflit ? Jusqu’ici on s’entend que tant qu’on cause de la violence, on
peut difficilement s’attendre à autre chose que d’en recevoir
toujours plus en retour... Mais justement, qu’est-ce qui a bien pu nous
faire causer de la violence à nos “ennemis” si on ne l’avait
justement pas d’abord reçu de leur part ?... Mais, au fait,
pourquoi
donc nous a-t-on attaqués en tout premier lieu ? Ah ! Tiens donc
! C’est justement parce qu’on nous reprochait à nous aussi de
traiter les autres pays avec violence, notamment en leur imposant notre
volonté,
ce qu’on a fait le plus clair du temps en fonction de nos seuls
intérêts. Aurions-nous vraiment été la cible
d’attentats terroristes le 11 septembre 2001 si nous n’avions pas
toujours soutenu
Israël dans son oppression, son obstination et son intransigeance,
en plus de soutenir depuis des décennies les régimes les
plus corrompus de la planète, du moment que c’était
cependant perçu
comme étant dans notre intérêt ?...Alors, au fond,
qui a vraiment commencé ? Bonne question, mais en voici une
meilleure encore : si la violence est la source du problème,
plus de violence
peut-il vraiment faire autre chose que plus de problèmes ?...
Comment pouvons-nous penser régler ce problème en
ajoutant à ce qui l’a d’abord causé ?...
Et de toutes façon, quand on y pense, si la
violence avait été la solution, comment se fait-il donc
qu’elle n’ait produit aucun résultat jusqu’ici ?... Voilà
maintenant
7 ans que nous sommes enfoncés dans ce bourbier qui ne semble
devoir qu’empirer... Si la violence était vraiment la meilleure
des idées, n’y a-t-il as longtemps qu’elle aurait du nous faire
gagner,
ou du moins avancer ?... Et si justement la violence semble loin de
nous avoir moindrement servis jusqu'ici, pourquoi cela devrait-elle
donc se mettre à nous servir davantage maintenant qu’à
n’importe quel
autre moment ? Si une stratégie n’a jamais fonctionné,
qu’est-ce qui nous permet de croire qu’il puisse soudainement en
être autrement ?..
En fait, la meilleure blague qu’on entend sur
l’Afghanistan, est sans doute cette question : comment peut-on partir
avant que le travail ne soit fait, en sachant qu’ainsi tout le travail
accompli jusqu’ici
aura été en vain ? Bonne question ! Mais pour
répondre, en voici une autre : si notre violence non seulement
n’a rien donné jusqu’ici, mais ne semble plutôt qu’avoir
empiré les
choses, comment poursuivre cette violence pourrait-il faire autrement
qu’empirer les choses encore davantage ?... Quel est donc l’objectif de
rester là-bas si ça ne marche pas ?... Que gagne-t-on, au
juste,
à continuer de perdre ?... Et qu’est-ce que le fait qu’on ait pu
perdre beaucoup jusqu’ici peut bien changer à cela, à
part rendre d’autant plus débile le fait de vouloir persister
à
perdre encore davantage ?... Pensons-nous vraiment rendre justice aux
vies qu’on a perdus jusqu’ici on continuant à en perdre
davantage ?... Est-ce que de continuer à perdre nous rendra plus
fier d’avoir
jusqu’ici perdu sur toute la ligne ?... Le fait qu’on ait tout perdu
là-bas veut-il vraiment dire qu’il nous faudrait perdre encore
plus, ou plutôt qu’on aurait jamais du se rendre là au
tout départ
?... Est-ce la faute à tous ceux qui sont morts jusqu’ici si on
les a envoyés mourir pour rien ? Est-ce une raison pour
continuer à en tuer d’autres ?...
Bon, j’admets. À continuer de perdre, on se
paie au moins une chose : le luxe de ne pas avoir tout de suite
à admettre notre défaite. Mais ce luxe nous coûte
cher, très
cher : on y sacrifie ce qu’on a de plus précieux : tout notre
argent, et surtout, nos propres vies. Combien de temps allons-nous
accepter de payer à ce prix pour se fermer les yeux ?...
Pour en revenir à la grande question, la
violence est-elle vraiment la meilleure façon de régler
ses problèmes ?... Il semblerait bien que non, comme la mission
en Afghanistan,
comme en Iraq, semble d’ailleurs être en train de le prouver
mieux que jamais. Et pourtant, est-ce à dire que la force ne
puisse JAMAIS s’avérer une façon de régler des
problèmes
?... C’est sans doute à chacun d’en juger, mais il ne faudrait
quand même pas oublier qu’en ce moment même, notre propre
bien-être, qu’on démontre ne serait-ce qu’en pouvant lire
ces
lignes en toute quiétude, repose en fait sur la force, à
savoir celle que peuvent exercer au besoin ceux qu’on a chargée
d’assurer notre sécurité, et qu’on appelle tout
simplement les
policiers. Force nous est donc de constater que la force nous peut tout
de même nous être parfois d’une certaine utilité.
Quand peut-il en fait s’avérer une bonne idée de
l’utiliser ?
Bonne question ! Cependant, n’importe quel bon policier ne serait-il
pas sensé pouvoir y répondre que ce ne doit être
qu’en dernière nécessité ?.... Et c’est quoi, la
dernière
nécessité, sinon quand la vie elle-même est
véritablement en danger ?...Et disons qu’il ne semble pourtant
pas manquer d’endroits dans le monde où vraiment on peut parler
d’une telle
nécessité, alors qu’en ce moment même des familles
entières sont passées au fil de l’épée, des
femmes sont violées, et des enfants sont enrôlés de
force
dans l’armée de monstres débiles avides de pouvoir et de
sang... N’est-ce pas exactement ce que la force devrait servir à
arrêter ?... Oui, sauf que pour cela, encore faudrait-il d’abord
que
notre propre force soit libérée, en commençant
donc par la retirer des endroits où elle n’a jamais
été demandée, et où l’on poursuit en fait
sa propre guerre, qui
ne peut pourtant que récolter que toujours plus de la haine
qu’elle a elle-même semée. Si pour commencer nous cessions
nous-mêmes de perpétrer la violence, peut-être
serions nous alors
mieux placés pour empêcher les autres d’en faire de
même ?... Qu’en dites-vous ?!...
Bon, tout cela c’est bien beau, mais que nous
reste-il à faire au juste, avec l’Afghanistan ?... Allons-nous
lâcher notre morceau si facilement ?... N’y a-t-il pas une
quelconque justice
qui puisse se faire aussi de ce côté là ?... Bonne
question, en fait. Une bonne partie de l’absurdité de cette
mission ne réside-t-elle pas dans le fait que nos “ennemis” ont
tout le
loisir de renouveler leurs rangs à volonté dans le pays
voisin, où l’on se voit forcés de les laisser
régner et préparer leurs attaques, puisque ce pays n’a
simplement pas daigné
nous accorder le droit de traverser sa frontière pour y mener
notre petite guerre à nous, bien que rien n’empêche en
rien nos “ennemis” d’être toujours plus nombreux à en
déferler
pour mieux venir nous assassiner?... C’est d’ailleurs ce qui fait
qu’Obama lui-même a promis, croyez-le ou non, d’intervenir
militairement au Pakistan (c’est lui, le pays voisin, en passant...),
et cela qu’il
en reçoive ou non l’autorisation. Il faut avouer que ça
peut quand même être tentant de violer la
souveraineté territoriale d’un autre état quand on sait
que de cette façon,
on pourrait rapidement court-circuiter un cycle de violence, en
intervenant seulement et précisément à l’endroit
où on peut l’interrompre, plutôt qu’en
s’éparpillant de tout
bord tous côtés et en bout de ligne ne faire que foncer
vers un cul de sac et s’enfoncer toujours plus dans un trou sans fond.
Travailler ainsi avec un scalpel plutôt qu’une hache, comme Obama
dit si
bien vouloir le faire... N’est-ce pas en soi une excellente idée
?!... Où est le problème, au juste ?...
En fait, c’est juste que... violer la
souveraineté territoriale d’un état, n’est-ce pas ni plus
ni moins qu’une autre forme de violence ? N’est-ce pas donc, ainsi,
qu’une autre façon
de susciter la haine, et donc de se retrouver à nouveau en
confrontation ? Et une confrontation avec le Pakistan, qui est
déjà la patrie du terrorisme anti-occidental, en plus de
s’avérer un état
des plus instables, et dont les réactions peuvent être
aussi extrêmes qu’elles peuvent être difficiles à
prévoir, ce qui ne l’empêche pourtant pas d’être une
redoutable
puissance nucléaire, appuyée de surcroît par
plusieurs autres dans le monde arabe.... Est-ce vraiment la meilleure
chose qui pourrait nous arriver ? L’Afghanistan semble nous avoir
habitués à
ce qu’on ne doive jamais payer sérieusement pour imposer
à d'autres notre présence et notre violence, de
même que notre volonté et la défense de nos seuls
supposés intérêts,
mais croyons-nous vraiment que le Pakistan nous laissera nous en tirer
aussi facilement ?...À force de ne se préocupper que de
ce petit caprice qu’on appelle la guerre au terrorisme, croyant ainsi
défendre
nos intérêts jusqu’au bout, irons-nous vraiment
jusqu’à provoquer notre propre perte, en nous précipitant
nous-mêmes dans un conflit dépassant tout ce qu’on
pourrait jamais imaginer
?!... À-t-on déjà vu meilleure façon de se
tirer dans le pied ?...
Pour en revenir à l'essentiel, la violence
est-elle donc vraiment la meilleure façon de régler ses
problèmes ? Bonne question. Une chose est claire, cependant : la
violence semble
bel et bien avoir une fâcheuse tendance à se retourner
contre qui l'utilise, et d'une façon qui ne semble devoir aller
qu'en s'intensifiant. D'ailleurs, cela n'a sans doute jamais
été aussi
bien démontré qu'en ce moment, de par nos missions
ratées en Iraq et en Afghanistan. Ceci étant dit, il
demeure pourtant presqu'aussi clair que l'ordre mondial en ce moment
repose ultimement sur
l'usage potentiel de la force; en bout de ligne, il s'avérerait
donc plutôt hypocrite en un sens de le nier tout en continuant
d'en profiter. Cela fait-il pour autant de l'usage de la force la
meilleure des solutions
? Cela devrait-il s'avérer la première chose à
faire, où plutôt la dernière, à laquelle on
devrait n'avoir recours qu'une fois que tout le reste à
échoué,
et donc une fois qu'on a justement tout fait pour ne pas avoir à
l'utiliser ? Cela devrait-il être la manière dont nous
pensons régler tous nos problèmes, ou ne devrions-nous
pas d'abord et
avant tout nous demander quelle est la cause véritable de ces
problèmes, afin de les régler directement et pour de vrai
?... Et si vraiment la force doit être utilisée, cela
devrait-il se
faire en nous imposant aux autres, et seulement là où
cela semble d'abord faire avancer nos propres intérêts ?
Ou la force ne devrait-elle être pas être utilisée
que là
où le besoin s'en impose de lui-même ?.. Cela ne
devrait-il pas être fait que de façon à
empêcher une violence plus grave d'être réellement
perpétrée, et de
permettre ainsi à des vies d'être réellement
sauvées ? Cela devrait-il être fait contre la
volonté des autres nations, ou d'abord et avant tout avec leur
réel consentement, sinon
leur collaboration ? Devrions-nous nous vanter d’être capables
d'aller à l'encontre du reste du monde dans la défense de
nos seuls intérêts, ou ne devrions-nous pas d'abord nous
demander
ce que signifie réellement défendre ses
intérêts, et si s'attirer la violence et la haine du monde
entier est vraiment la meilleure façon d'y arriver ?... La force
devrait-elle pas n'être
utilisée que si elle s'avère une façon de mettre
fin à un conflit plutôt qu'une façon de
l'encourager ? Et si vraiment la force doit être utilisée,
cela devrait-il n'être
fait qu'en attaquant tout le monde et n'importe comment ? Ou cela ne
devrait-il pas plutôt être fait de la façon la plus
stratégique qui puisse être proposée, et donc qui
puisse sauver
à tous l'effusion de sang, autant que cela puisse être
espéré ? Bonnes questions, n'est-ce pas ?...
Pour conclure, la violence est-elle le mal ? Bonne
question, mais si une chose semble certaine, c'est que la violence est
toujours un mal. De là à la considérer comme un
mal nécessaire,
encore faudrait-il justement que cela soit démontré, et
donc que l’on se pose soi-même sérieusement la question,
pour commencer. Et en fait, on peut voir que ce ne sont pas les
questions qui manquent
à soulever avant qu’on ne vienne à décider de
verser le sang des autres, en plus bien sûr du nôtre. Au
fond, est-ce vraiment si compliqué ?... Qu’est-ce qui vraiment
peut justifier
le recours à la violence, si ce n’est de clairement
empêcher une violence encore pire d’être réellement
commise ?... Après tout, ne serions-nous pas les premiers
à intervenir pour
empêcher une femme d’être violée ?... Et si tel
n’est pas le cas, si une violence réelle n’est pas
réellement en train de se produire, pourquoi alors se charger
soi-même d’en
introduire ?... Si notre aide n’est pas clairement demandée,
alors pourquoi l’imposer ?... Et plutôt que de nous obstiner
à prétendre que notre violence est justifiée,
pourquoi ne pas
plutôt se demander là où justement elle est la plus
clairement demandée ?.. Après tout, notre but n’est-il
pas de sauver des vies ? Ou n’est-ce fait que de toujours chercher
à
améliorer la sienne, même si en se faisant on n’arrive en
fait qu’à récolter la haine qu’on a ainsi semée,
et donc à se tirer dans le pied ?... Pourquoi ne pas vouloir
vraiment
le bien de tous, en sachant que l’on ne peut ainsi qu’en être
avantagé ?... Pourquoi ne pas réellement vouloir
régler les problèmes, plutôt que de faire semblant
? Pourquoi ne pas
abandonner les missions qui n’on pas de sens, parce qu’elles sont
basées sur la violence, et pourquoi ne pas tout miser sur celles
qui vraiment visent à l’arrêter ?... Pourquoi ne pas
chercher à
éteinde le feu de la violence, plutôt que l’encourager en
jetant de l’huile dessus ?...
Pourquoi ne pas chercher à éradiquer
la violence de toutes les façons possibles, d’abord en se
donnant pour principe de ne jamais l’utiliser, puis, en y ayant recours
que si vraiment
cela peut sauver des vies, et en ayant d’autre considération
pour intervenir que d’aller là où un maximum de vies peut
être sauvé ?... Pourquoi ne pas traiter avec le plus grand
soin,
et le plus grand sérieux le choix le plus grave qui soit, celui
de décider de la vie et de la mort ? Plutôt que d’utiliser
ce choix d’une façon qui cause la mort, pourquoi ne pas le faire
d’une
façon qui sauve la vie ?
Après cette petite question, comme
ça, je vous souhaite une bonne journée, et surtout,
n’oublions pas l’essentiel : profitons de la vie !!!... Pendant que
nous, au moins, avons encore
cette chance là ! Ha ha ha !!!...
Ciao !...
Charles-Olivier Bolduc-Tremblay
Et pour en finir avec
l’Afghanistan…
a) Dommage pour la mission…
Trouvez-vous que la mission en
Afghanistan semble tourner en rond ? Si oui, vous n’êtes pas le
seul, puisque c’est ce que semble penser pas mal toute la population,
ah oui, ainsi qu’en fait la quasi-totalité des experts et des
autorités présentes sur le terrain, à commencer
par les chefs militaires eux-mêmes, tiens donc… En fait, cet
état de
fait semble constaté par pas mal tout le monde, hormis
peut-être… ah, mais oui ! les politiciens…. Oui car à
cette drôle d’impression, sans doute les plus honnêtes
d’entre eux vous répondraient, de la bouche de Bush :
« oui, mais une victoire est toujours possible
! »… Bon. Intéressante opinion. Voyons donc pourquoi
ce n’est pas le cas, pas plus que ça ne l’a
jamais été. Le fait est donc que la mission en
Afghanistan ne va nulle part, et cela depuis le début, et cela
en fait à jamais, et pour une raison très simple :
c’est tout simplement
une mauvaise mission. C’est en fait, du moins selon moi, une mission
qui n’aurait sans doute jamais du être effectuée, ou du
moins certainement pas sous cette forme-là, et qui maintenant
devrait, pour
avoir ne serait-ce qu’un minimum de chances de succès,
être réorientée d’un bout à l’autre, ce qui
d’ailleurs ne semble pas prêt d’être fait !...
Mais quels sont donc en fait les faits
sur lesquels je me base pour avancer une théorie aussi
« flyée » ? Voici. Peut-être qu’une
des raisons
pour lesquelles la mission piétine est qu’au départ
presque tous les facteurs pouvant possiblement faire avorter une
mission semblent ici tous réunis, et par là
j’entends : corruption et
inefficacité de l’État comme en fait de l’armée,
et bien entendu une certaine division de la population qui,
peut-être non sans raison, semble s’interroger sur le
bien-fondé ou plutôt
le but réel de notre intervention. Excellente question, en fait
? Remarquez, peut-être que si nous le savions nous-mêmes,
ça aiderait peut-être un peu aussi en partant !...
Mais en plus de ça, il semble
s’être installé, au cœur de cette mission, un
mystère qui va même jusqu’à dépasser
l’absurdité
même d’une mission qui a choisi le pire endroit pour ne pas
savoir où elle s’en va. En effet, nous avons choisi, et cela je
ne me l’explique toujours pas, de faire de cette mission une mission de
combat.
D’accord, mais le fait est que, pour des raisons qu’on pourra sans
doute assez bien comprendre, il se trouve justement là bas,
comme on aurait sans doute pu s’y attendre, une partie assez
significative de la population
pour en fait protester contre le fait que nous nous installions chez
eux pour décider de ce qui va leur arriver. Ces gens sont donc
opposés fondamentalement au fait même que nous obstinions
à rester
là, du moins de cette façon là. Mais non contents
d’omettre cette constatation, qui pourtant crève les yeux, on a
été jusqu’à avoir la brillante idée d’en
rajouter,
et d’aller combattre ces « fâcheux
dissidents » sur leur propre territoire…. Pensions-nous
qu’ils allaient davantage nous aimer ainsi ? Qu’ils allaient alors
jeter leurs armes, et nous ouvrir leurs
bras ? Moi, je ne sais pas, mais en fait, ce qui je crois devait
plutôt arriver est en fait arrivé : plus on est
là, et plus ils semblent étrangement nous haïr, et
plus on se bat, plus
il y en a, des combattants, qui surgissent subitement d’on ne sait
où pour venir nous combattre aveuglément, comme des
mouches attirées par la lumière !... Et nous qui sommes
assez fous pour rester
là, de s’interroger sur le fait que la mission ne semble pas se
régler, mais en fait empirer !....Haha !!... Non, mais mettons
qu’elle est quand même bien bonne, celle-là !...
Mais ça ne s’arrête pas
là !... Non, parce qu’en fait, l’absurdité semble
décupler à mesure qu’on regarde davantage vers le
côté
strictement militaire de la mission. En effet, tout militaire, ou
expert, ou esprit moindrement éclairé vous dira
d’emblée que ces étranges combattants de la
liberté, ils viennent en fait
tous d’un même endroit : le Pakistan. Pas l’Afghanistan, non
! Le Pakistan !... C’est parce que c’est un autre pays !!... Ça
c’est définitivement la meilleure : à force de ne
rien comprendre, et d’aller imposer sa présence à un pays
pour ensuite combattre sa résistance, on ne s’est trouvé
en fait qu’à déplacer le problème, en le
transférant
dans le pays d’à côté !... Hahaha !!... Et le pire,
dans tout cela, c’est qu’on espère toujours s’en tirer un jour,
en ne trouvant pas pourtant pas mieux que de combattre les
« ennemis »
que nous avons crées, et ce à mesure qu’il s’en
présente toujours plus, et sans pourtant ne jamais aller
à la source d’où ils proviennent tous !... Non mais quand
même, il faut
le faire : il semble qu’on ne puisse en fait faire mieux qu’un
plombier qui trouverait le moyen de passer son temps à
éponger la maison, plutôt que d’aller voir la fuite
à l’étage
au dessus !...
En réalité, le petit hic,
c’est que le Pakistan, lui, n’ouvre pas sa porte à n’importe
qui, et cela même si sa frontière est une passoire
pour nos ennemis… On le sait tout ça, en fait, mais ça,
ça demande de la diplomatie, et nous, bien sûr, on n’est
quand même pas assez intelligent pour cela !... Plus maintenant,
en tout
cas, non, puisque le Canada a justement décidé, avec
cette guerre, qu’il allait jeter à la poubelle tout une
glorieuse tradition d’intervention pacifique et diplomatique pour
plutôt aller…jouer
les gros bras !... Imaginez-moi ça !... Et ce n’est même
pas là un euphémisme : le secrétaire
d’État lui-même vous le dira !... Quand je vous dis que
cette mission ne
manque pas d’absurdité, mettons qu’il semble que ça ne
finisse juste pas !... Et la meilleure dans tout cela : c’est
qu’on espère ainsi justement restaurer la
crédibilité du
Canada, et montrer qu’il « tient ses
engagements »…. En tentant de
« stabiliser » un pays par la violence, et de
neutraliser un ennemi qui n’est même pas là !... Autrement
dit, en
tenant de régler des problèmes qui ne se règlent
pas !... Hahaha !!... Bonne chance, en tout cas !...
En fait, les choses auraient
peut-être une chance ou deux d’aller mieux en Afghanistan si au
départ on avait une idée de ce qu’on fait là, ou
si
on s’était sérieusement posé la question avant que
d’être rendus là. Et le pire c’est que plusieurs hauts
dirigeants semblent confirmer que ce soit en effet le problème
depuis
le début, ce qui, en fait, rappelle une autre histoire plus
triste encore, celle de la guerre en Iraq… Ah, bien, tu parles d’un
adon !... Non, mais c’est quand même fort. Aller ailleurs en
prétendant
sauver tout le monde et en ne sachant même pas où on s’en
va et ce qu’on va faire là, de sorte que la première
chose dont on se rend compte, c’est qu’on vient de s’enfarger dans ses
lacets
de souliers. Et prétendre sauver le monde sans même se
demander vraiment comment s’y prendre, au fond, c’est quoi si ce n’est
pas en fait surtout rire du monde !...
Mais dans le fond, il faut bien avouer
que si on est allé en Afghanistan, justement, ce n’est quand
même pas juste par pure stupidité : c’est aussi
parce qu’en fait, à quelque part, on a voulu les aider, non ?...
Parce qu’au fond, pourquoi une certaine partie de notre population
n’appuierait pas toujours ce projet insensé, si ce n’est dans
l’espoir
aveugle de peut-être en arriver à aider des gens ?... Oui,
très intéressant, mais, au fait, aider des gens,
ça veut dire quoi ?!... Bonne question, justement, et il semble
qu’en fait celle-là
non plus on ne se la soit jamais vraiment posée. Ce qui ne nous
a quand même jamais empêchés, en notre bonne
qualité d’Occidentaux, d’être en fait passés
maîtres dans
l’art d’arriver partout en champion et prétendre qu’il va tout
régler. Conséquence naturelle de cette super attitude ?
Ou bien tout flope carrément parce qu’on a voulu appliquer des
solutions
qui sont en réalité sont faites sur mesure pour nous, ou
bien ça semble marcher, puis hop! ça flope encore
après quelques années et pourquoi ? Eh bien simplement
parce que nous ne
sommes plus là, pardi !!!... Parce que dans le fond :
qu’est-ce les gens peuvent bien faire avec des infrastructures et des
structures qu’on a pu leur donner, s’ils n’ont ni l’argent, ni
l’expertise
pour les faire fonctionner ?!... Rien. Et c’est d’ailleurs ce qui se
passe en termes d’aide internationale depuis des années :
un gros rien tout nu. Et ça semble en fait être le cas
depuis le
début, et ça ne semble en fait pas prêt de
s’améliorer, et pourquoi ? Parce qu’il semble que nous soyons
encore assez fous pour croire qu’il vaut mieux donner un poisson
à un homme que
de lui apprendre à pêcher.
Bon, je l’admets ; peut-être ne
sommes-nous pas si fous que ça, oui, puisque dans le fond, quand
on y pense, donner un poisson, ça fait bien plus BEAU qu’autre
chose, et ça fait beau TOUT DE SUITE !... On a donc ainsi l’air
pas mal plus gentil et intelligents, et, en un sens, c’est donc
beaucoup plus dans NOTRE intérêt !... Wow !... Ce qui
ramène donc
une dernière fois à constater que, dans ce dossier comme
dans un autre, une seule vraie vérité demeure : on
pense à nous et à rien d’autre. Dommage, parce qu’en se
faisant,
il semble qu’on se tire surtout plus dans le pied qu’autre chose.
**************************************************
b)…et dommage pour nous !...
Le fait est donc, en fait, que, tant que
nous continuerons à ne gérer la politique internationale
qu’en fonction de nos intérêts, dès lors
il ne faudrait quand même pas s’étonner si l’on se
retrouve toujours à soutenir des régimes dictatoriaux,
brutaux et corrompus, avec le lot de problèmes réels que
cela peut impliquer
pour tous, et ce, à commencer par nous. Parce qu’en effet, il
semble que de telles politiques soient de toute façon ultimement
vouées à l’échec, parce que l’oppression et la
violence
ne semblent simplement pas de bonnes façons de traiter des
êtres humains, et encore moins d’en arriver à un
quelconque résultat. C’est quand même un peu
ironique : à force de
ne penser qu’à soi, il semble qu’en fait on arrive surtout
à rien, si ce n’est à nous tirer dans le pied. Et cela
peut-être encore bien plus qu’on a pu, du moins jusqu’ici, le
penser. On
pourrait pourtant penser, comme certains le font sans doute,
« ah, et pis ce n’est pas notre maudit problème
! »… Oui, car au fond, qu’à-t-on à perdre dans
des missions qui ne finissent
pas et qui ne marchent pas, parce qu’ils sont fondés sur une
approche qui ne marche pas ? Rien, en un sens, sauf peut-être
notre propre crédibilité… En effet, comment pourrait
finir autrement
une mission qui ne semble respecter ni la réalité ni la
volonté d’un pays qui ne nous a même pas invités,
et qui pour cela et pour toutes sortes de raisons toutes plus
flagrantes les unes
que les autres s’enligne tout droit vers un échec total ?!... Et
le pire dans toute cette comédie, c’est que notre échec
ne semble qu’en être le point de départ, puisqu’il semble
que
nous soyons en fait incapables de justement admettre nos
défaites, et préférons nous obstiner à
essayer à tout prix de regagner avant tout notre
crédibilité, et ce en s’obstinant
à demeurer sur le terrain où on l’a perdu parce qu’on est
en fait voué à la perdre, et ça y est,
voilà-t-y pas que le cycle est reparti !... Yipee !!!...
Combien de temps devra-t-on au juste
rester en Afghanistan ? Une décennie ? Mais en fait, si notre
idée est de demeurer dans un pays où nous devons sans
cesse recommencer un travail qui ne peut être accompli, dans le
fond, qu’est-ce qui pourrait nous empêcher techniquement d’y
rester pour l’éternité ? Et cela en continuant de voir
les choses
s’envenimer ! Mais au fond, a-t-on vraiment quoique ce soit d’autre
à perdre, si ce n’est du temps ?... Rien, sans doute, sauf
peut-être aussi de l’argent. Parce qu’on peut sans doute imaginer
qu’une
mission qui ne finit pas, en plus d’être militaire, ce n’est pas
ce qui coûte le moins cher, et en fait, puisqu’elle semble
techniquement ne jamais devoir finir, alors il semble qu’on puisse
carrément
appeler ça un trou noir dans notre budget. Est-ce tout ? Ah,
mais suis-je fou ?!... J’oubliais aussi les vies ! Non, rassurez-vous,
pas de celles de ces pauvres Afghans dont de toute façon on se
fout totalement
! Non, je parle en fait des vies à nous : de nos
frères, cousins et compatriotes qu’on envoie continuellement
aller se faire tuer là-bas, et cela, rappelons-le, strictement
pour… rien !... Avouez
que c’est quand même la meilleure dans tout ça !...
Hormis peut-être une
dernière considération : c’est que notre
armée, pendant qu’on l’envoie se faire décimer là,
et bien elle
n’est pas ailleurs, justement. Et je ne voudrais quand même pas
faire mon parano, mais de VÉRITABLES guerres, ça arrive,
aussi !... Que faire en effet, si tout d’un coup on en venait, on ne
sait jamais,
à avoir besoin de nos militaires, et ce pour autre chose que de
se battre au bout du monde sans aucune raison ?!... Demander à
l’Oncle Sam ? Ah, mais c’est vrai, c’est qu’ils sont dans le même
pétrin,
eux-aussi !... Dommage !... Mais de toute façon, le monde est
stable, maintenant, n’est-ce pas ?... Oui, certainement, pour nous en
tout cas !... Et pourtant, il me semble donc que les véritables
causes à
défendre ne sont justement pas ce qui manque le plus, quand tu
regardes ça !... Des endroits où EN CE MOMENT MÊME,
des peuples sont annihilés, des femmes sont violées, des
enfants enlevés
et forcés à tuer, par des « seigneurs de la
guerre » qui s’amusent en fait à faire régner
la loi de la mort pas mal comme bon leur semblera… N’est-ce pas
justement à cela
que ça devrait servir, une armée ?!... Et si nous, nous
avons justement la paix, et pourtant une armée, pourquoi
celle-ci ne servirait-elle pas plutôt à justement aller
faire régner
la justice là où elle est RÉELLEMENT
demandée ?... Ah ! Mais désolés : elle est
occupée, notre armée, pour faire une mission que personne
n’a en fait jamais demandée
!... Ah, mais voyons, c’est que j’oubliais l’essentiel, fou que je suis
!... C’est qu’en réalité, on s’en FOUT, et royalement, de
ce qui peut se passer ailleurs sur la planète, sur cette
planète-ci
!... Bon, alors que voulez-vous que je vous dise ?... Ça a bien
l’air que c’est ça qui est ça !...
En fait, le plus fou, c’est justement
sans doute qu’on se fout de tout, malgré toutes les pertes et
l’échec qu’on a à essuyer à cause de cela
!... Et le pire, c’est que je gage qu’on s’en est toujours foutu en se
disant qu’on ne pouvait sans doute pas mieux s’en tirer ainsi !... Il
faut avouer que c’est quand même drôle : avoir pris
tant de précautions pour protéger avant tout ce qu’on
perçoit comme notre intérêt, et se retrouver en
bout de ligne à avoir en fait tout perdu, et sur toute la ligne
!... Où
donc nous sommes nous gourés ?!... Il semble que ce soit en
effet cela, la grande question. Poursuivre notre intérêt,
cela ne veut-il pas dire de ne jamais faire que le minimum, ou ce qui
nous ferait supposément
sembler le plus fin et important, en ne faisant toujours qu’à
notre tête, et en se foutant pourtant réellement de ce qui
devrait être fait ?... N’est-ce pas là exactement ce qu’on
appelle
notre intérêt ?... Ou est-ce qu’une mission gagnante,
vraiment, ne serait pas au fond ce qui pourrait nous arriver de mieux
?... Parce qu’après tout, qu’est-ce que ça nous donne,
à nous,
d’aller se faire haïr partout, en se disant qu’on gagne une
crédibilité alors qu’en fait on ne fait que passer pour
des fous ?... Et qu’est-ce que ça nous donne, nous, de nous
saigner à
blanc, et ce dans tous les sens de l’expression, pour s’obstiner
à persister dans une mission qui ne marche même pas !...
Pour maintenir un show d’apparence, et se donner bonne conscience qu’on
fait quelque
chose, alors qu’en fait on ne fait rien ?... Sommes-nous
réellement fous à ce point ?...
Serait-il donc possible que, pour
satisfaire ses meilleurs intérêts, il nous fasse en fait
vraiment nous préoccuper sérieusement des autres,
à
un moment donné, dans tout cela ?
Après tout, serait-ce si absurde
que de vouloir rechercher un monde où tout le monde, en fait,
serait heureux ?... Ne serait-ce pas cela qui serait d’abord et
avant tout dans le meilleur intérêt de tous, et à
commencer de nous ?... En effet, quand on y pense, au fond, des voisins
et des partenaires heureux, n’est-ce pas mieux ?... Et au fond, un
monde où
tout va vraiment bien, cela ne fait-il pas, justement, moins de
conflits à régler, et plus de facilité à
créer de bonnes ententes, et de la fraternité, et ainsi
de suite, et le party
est pogné !... Yé !... C’est donc dire qu’il serait,
techniquement, dans notre meilleur intérêt de chercher
avant tout à ce que tout se passe bien, et ce même si cela
dépasse
un peu notre petit bout de terrain !... Ah bien tiens !...
Mais n’est-pas au fond ce que nous
essayons de faire depuis le début, avec cette mission ?!... Sans
doute, seulement il se pourrait qu’il ne manque, pour avoir la
recette parfaite, que quelques petits ingrédients, qui jusqu’ici
semblent avoir été malheureusement absents… Oui, parce
que si notre meilleur intérêt va de pair avec celui du
voisin, pour
cela, il faudrait justement être capable, comme on vient de le
découvrir, de penser aussi RÉELLEMENT aux AUTRES, dans
tout cela, et non pas juste faire semblant, en essayant
improductivement de ne penser
QU’À nous-mêmes, quand même !!!... Et oui, et un
monde où tout va mieux, c’est sans doute réellement
mieux, mais pour cela, il faut être capable de voir ne serait-ce
qu’un petit
peu À LONG TERME, et non à garocher une mission
botchée pour ensuite espérer au plus vite sacrer son camp
!... Oui, parce qu’en fait, comme on commence à le constater, il
semble s’agir
plutôt de la recette parfaite pour ne devoir jamais partir du
tout, surtout quand, comme pour nous, ça semble si important de
devoir partir la tête haute avant tout !... Et finalement, il
semble qu’à
un moment donné, il va bien nous falloir comprendre qu’aider les
autres, ça veut justement dire les aider, et non les tuer. Il
serait donc possible, croyez-le ou non, qu’aider, ça se doive se
faire
avant tout dans l’AMOUR, la PAIX et la FRATERNITÉ !!!... Wow,
non, mais il fallait quand même y penser, hein ?!...
« Mais ce sont des méchants ! », qu’on se
dit ! Sauf qu’on ne réalise
même pas qu’ils se disent exactement la même chose, eux, et
donc qu’on n’est juste pas vraiment mieux qu’eux. Même qu’en
fait, on est pire, parce qu’on pourrait justement faire mieux : et
sacrer son camp, si on n’est tout simplement pas capable d’agir
autrement.
Et agir autrement, ça pourrait
être quoi ? Parce qu’à part de donner des poissons
plutôt que d’apprendre à pêcher, sommes-nous
capables
de faire autre chose, dans tout ça ?... Certainement, puisque,
comme l’armée elle-même vous le dira, le but premier de la
mission, à l’heure qu’il est, est en fait de former
l’armée
des Afghans, afin qu’il puisse d’eux-mêmes prendre en main leur
destin. Bravo ! Mais peut-on m’expliquer alors pourquoi on continue de
se battre, nous, alors, si tout ce dont ils ont besoin, c’est
d’être
formés ? Et pourquoi alors engouffrer les milliards un
après l’autre dans un gouvernement qui s’est en fait rendu
célèbre pour sa corruption ?... Et pourquoi essaie-ton de
supporter ce système
comme si c’était notre meilleur ami, alors qu’on sait qu’il est
en fait fondé sur la torture, à laquelle on semble
d’ailleurs bien contents de participer ?!...
Autrement dit, pourquoi cette manie de
s’immiscer dans leur vie et de tout faire avec eux ? Pourquoi
s’obstiner à devoir ainsi à leur gaver la bouche de
poisson
d’abord et avant tout ?... Serait-ce pourtant si compliqué que
de se contenter de leur apprendre à pêcher ?... Ou
sont-ils vraiment si imbéciles que d’eux-mêmes ils ne
peuvent apprendre
à se prendre en main ?... Pensons-nous vraiment que c’est ce
à quoi on va les amener à force de tout faire pour eux,
quand ne décide pas pratiquement pour eux ?.... Sommes-nous si
en mal de notre
peau de devoir toujours prendre ça sur nous ?!...
Et d’abord, n’ont-ils jamais rien fait,
eux-mêmes, sur quoi on pourrait se baser, et qu’on pourrait les
aider à continuer, en se contentant en fait de l’essentiel,
à savoir de les encourager et de les appuyer dans les
démarches qu’eux-mêmes ont choisi pour eux ?...
On ne sait jamais, peut-être que
si ça vient d’eux, ça risquerait de durer un peu plus
longtemps, ou en fait durer tout court, et peut-être aurions-nous
moins à sans cesse leur botter le derrière pour accomplir
ce qu’on leur dit de faire ?... Serait-il donc possible d’en venir
à travailler AVEC eux, plutôt que de toujours devoir
travailler POUR
eux ?...N’y a-t-il personne qui n’ait jamais pensé à
travailler de cette façon ?... Euh, en réalité, il
semble qu’il y ait déjà une pléthore d’organismes
non-gouvernementaux,
et cela même là-bas, sur le terrain, comme pratiquement
partout dans le monde, et qui depuis toujours n’aspirent qu’à
ça !... Seul hic ? L’argent, comme d’habitude, tout simplement
parce
qu’ils n’en ont pas ! Pourquoi ? Mais voyons, parce que c’est
l’armée qui l’a, et qui est occupée à le gaspiller
dans une guerre inutile qui semble devoir durer pour
l’éternité,
quand cet argent n’est carrément pas en train d’engraisser des
fonctionnaires à Ottawa…
Serait-il donc possible, au fond, de
faire quelque chose en ce monde, et cela même en Afghanistan
?!... Mais certainement !... Il ne suffirait pour cela que nous
puissions
faire deux simples petites choses : voir la réalité
en face, et changer notre façon de faire. Mais malheureusement
il semble que ce soit justement là deux choses que nous sommes
virtuellement
incapables d’accomplir, du moins pour le moment ; ou peut-être
avons-nous juste trop PEUR pour aller jusque ouvrir nos yeux et oser se
remette en question. Ce serait donc l’ultime façon dont nous
avons pensé
défendre ce qu’on a pu considérer comme notre
intérêt : dans ce cas, de toujours sauver la face et
par-dessus tout ne pas se bouger. Beaux intérêts, en
vérité !...
Dommage, parce que comme a pu le découvrir ensemble, ce n’est
pas nécessairement la façon de penser qui soit la plus
gagnante. En effet, ce qui semble surtout clair dans tout cela, c’est
qu’à
force de ne penser en fait qu’à soi, on ne semble en fait que
tout perdre au bout du compte, en plus de tout bousiller autour de soi.
Alors qu’il serait pourtant si simple de penser à tout le monde,
et se
rendre compte qu’on est les premiers à en profiter, dans ce
temps là !... Oui, car il d’ailleurs a été dit que
« Celui qui veut garder la vie la perdra. Celui qui la perd
à cause
moi la sauvera (Mt 16, 25) ». Merci Jésus !!!... Je
te dis qu’en tout cas, tu as toujours le mot juste, toi !...
Allez donc en paix, mes frères et
sœurs et fils de Dieu !!!...
…Yes Sir !
Ciao !...
Afghanistan :
Foire
Aux
Questionnements…
Pourquoi
l’Afghanistan ?
Et en ce qui concerne la mission en
Afghanistan, je dirais que, croyez-le ou non, je n’ai peut-être
rien contre l’idée qu’on puisse faire du bien là-bas,
mais en fait, la question selon moi est plutôt la suivante :
pourquoi faire notre cheval de bataille de cette mission qui se
révèle en elle-même, et ce depuis le début,
plus que controversée
?
Sont-ce les causes clairement justes qui
manquent à être défendues, si le Canada tient tant
à se doter d’une image de combattant de la liberté
et de la moralité ?... Manque-t-il, d’un côté, de
situations parfaitement inacceptables, où les droits humains les
plus fondamentaux sont systématiquement bafoués, et
où la
population vit constamment dans la peur d’une forme directe de violence
?... Manque-t-il, d’un autre côté, d’endroits où le
travail à faire se limite justement et précisément
à un travail de développement et de re-construction,
quand il ne s’agit pas simplement de construction pure et simple ?
Pourquoi ne pas agir là, à ces endroits, si nous tenons
tant à rétablir
la justice ? Avons-nous si peur des véritables enjeux, et du
véritable travail à faire ?...
Je le répète :
pourquoi concentrer tous nos efforts à défendre une cause
qui s’avère des plus controversée, alors que tant
d’autres,
bien autrement plus claires et fondamentales, méritent
d’être entendues ? Pourquoi s’acharner à tenter
d’effectuer un travail qui ne peut être fait, parce qu’il est
constamment à refaire
? Pourquoi s’acharner autant à maintenir une action qui
s’avère aussi inefficace ?
Et si tel est le cas, et que la mission
en Afghanistan s’avère en effet des plus insensées et
impuissantes, force est de constater que la véritable motivation
du gouvernement à rester dans ce pays ne peut qu’être
AUTRE qu’un véritable souci d’aide et de reconstruction. Car si
tel était le cas, il irait plutôt à des endroits
où
il pourrait accomplir ce but directement, où le besoin est bien
autrement plus criant et fondamental, et où de réels
progrès pourraient être réalisés, et ce
souvent de par une
intervention assez claire et simple. Combien d’organismes
crédibles à l’heure actuelle ne font qu’attendre un
soutien financier pour pouvoir pleinement réaliser la mission
qu’ils savent plus que
quiconque être des plus cruciales, et qu’ils savent surtout
comment conduire de façon à faire une réelle
différence sur le terrain?...
Autrement dit, quelle que soit la
motivation nébuleuse qui nous pousse à demeurer dans ce
bourbier qu’est l’Afghanistan (du moins à travers la
présente
mission), il serait sans doute difficile d’imaginer cette
dernière autrement que comme étant sérieusement
médiocre et indigne, qu’il s’agisse du souhait d’imposer sa
volonté et sa
domination à un autre peuple, ou simplement de la volonté
bassement politique de sauver la face et pour cela d’éviter tout
changement.
Et les filles
qu’on envoie à l’école ?
Et alors ? Est-ce ainsi qu’on change les
mentalités d’une nation ? En les lui imposant de
l’extérieur ? Depuis quand l’imposition de mesures suscite
subitement
une totale adhésion de ceux qui se les voient imposées,
plutôt que leur opposition ? Les gens sont-ils plus susceptibles
de se convertir instantanément à ce qu’on leur impose, ou
plutôt
de simplement continuer de plus belle à perpétrer leurs
coutumes, quelles qu’elles soient, seulement en se concentrant sur les
façons « voilées » de le faire, qui
seront alors d’autant
plus difficiles à changer qu’elles le sont à observer
?!...
Et de toute façon, cela
représente-t-il une solution définitive au
problème dans son ensemble, de quelque façon que ce soit
? Ou cela ne fait-il
que donner l’impression qu’il y a justement changement, et contribuer
par le fait même à voiler le fait que rien n’avance en
réalité, et surtout que jamais le véritable
problème
n’est attaqué ?
Et les sondages
qui suggèrent que les Afghans eux-mêmes souhaitent la
prolongation de notre mission là-bas ?
Peut-on vraiment s’attendre à
autre chose d’un peuple qui n’a rien, qui n’a jamais rien eu, et qui a,
pour la première fois, l’impression, si minime et
infondée soit-elle, qu’on l’aide à se sortir de sa
misère ? Que lui importe-t-il, au fond, que notre mission
apporte vraiment l’aide qu’elle est sensée apporter ? Du moins,
et c’est pour
eux déjà beaucoup, elle semble s’y employer, ce à
quoi elle est d’ailleurs passé experte, plus qu’à tout
autre chose. Et surtout, surtout, pour les Afghans, un petit peu
d’aide, aussi
petit soit-il, est déjà mieux que rien du tout, et que le
retour à la case départ, ou plutôt à la case
néant, qui, comme ils le savent, est tout ce qui les attend
autrement.
Peut-être se disent-ils que les
résultats de cette mission se feront sentir dans l’avenir, comme
on s’est si bien employé à leur faire croire.
Peut-être aussi l’apparente absence de heurt majeur, qui semble
caractériser cette mission, a-t-elle pour effet de camoufler le
fait qu’en réalité, peu sinon pas de progrès
réel
est accompli, et que la mission nage totalement dans le surplace.
Il ne faudrait pas oublier que la
situation d’un être ou d’un peuple dans la misère, et qui
surtout ne voit pas d’espoir en sortir, est la condition parfaite
ou première pour assujettir cet être ou ce peuple, et
d’exercer un contrôle sur lui, en lui faisant miroiter l’illusion
d’une porte de sortie. C’est ainsi que c’est par la peur, et le
mensonge,
que sont bâtis les systèmes de soumission et d’oppression
qui gouvernent à l’heure actuelle cette planète, comme
nous en sommes d’ailleurs le meilleur exemple à travers notre
dépendance
aveugle vis-à-vis du système capitaliste.
Charles-Olivier Tremblay
La démocratie du plus
fort
De nos jours, on aime bien se targuer
d’aller introduire la démocratie chez nos états voisins.
Mais la grande question dans tout cela devrait surtout
être :
peut-on vraiment dire que de tels états ont alors une
démocratie, quand ce sont en fait nous qui décidons pour
eux ? Vous me direz sans doute qu’ils ont maintenant des chefs
élus, mais s’agit-il
vraiment de leurs chefs à eux, quand ces individus ne sont en
fait responsables envers nul autre qu’à nos propres dirigeants?
Quand ce qui empêche ces chefs d’être renversés
n’est souvent
ni plus ni moins que notre présence militaire ? Quand c’est nous
qui détenons les cordons de la bourse ?
Mais peut-être nous disons-nous
plutôt que c’est pour une bonne cause, et que c’est donc pour
leur bien que nous leur imposons ce changement de système.
Car après tout, ne sommes-nous pas là pour leur apporter
la démocratie, et donc la liberté ? Mais c’est justement
là qu’une question toute simple peut se poser : qu’est-ce
au juste
que la démocratie ? N’est-ce pas la capacité pour un
peuple de pouvoir décider par et pour lui-même de son
avenir ? Si tel est le cas, le peuple ne devrait-il pas alors commencer
par décider
de lui-même du système dans lequel il devrait
évoluer ? Et si un tel système n’est pas une
démocratie au sens où nous l’entendons, cela n’en est-il
pas moins leur choix ?... Qu
sommes-nous dès lors pour empêcher ce choix ? Et de quel droit irions nous leur
imposer notre propre choix,, et qui plus est
dans nos intérêts ?... Pas au nom de la démocratie,
je l’espère, sinon de la démocratie du plus fort !...
Ce qui m’étonne le plus dans tout
cela, c’est que justement on s’étonne après cela que le
reste du monde nous haïsse. On va même jusqu’à
s’étonner qu’ils nous veuillent du mal, au point d’être
même prêts à pénétrer jusqu’à
l’intérieur frontières pour nous le prouver. Que
pouvons-nous
donc faire pour changer une telle chose ? Eh bien, pourquoi ne
commencerions-nous pas par arrêter de dominer, d’opprimer et
d’occuper les autres états, et de décider à leur
place du sort qui
devrait être le leur ? Qui sait, peut-être alors nous
aimeraient-ils un peu plus ?...
(Il faut avouer que nous sommes tout de
même drôles, dans nos pays. Ici, nous sommes
obsédés par l’idée de la liberté, et
pourtant,
nous sommes les premiers à imposer notre volonté aux
autres par la force dès que nous en avons l’occasion. Nous
sommes obsédés par le fait d’être libres de toute
oppression, et
pourtant nous ne la voyons même pas là où elle se
produit, et, mystérieusement, nous la voyons encore moins
lorsque c’est nous qui la commettons et la perpétrons. Ayant
ainsi nous-mêmes
disposé le monde à notre avantage, peut-on vraiment
reprocher à certains de ces peuples que nous dominons de vouloir
réagir à un tel ordre des choses ? Peut-on vraiment leur
en vouloir,
alors que nous sommes justement les premiers à prêcher une
telle attitude, et qu’historiquement nous avons en fait
étés les premiers à le faire ? Ne peut-on au moins
comprendre que d’autres
veuillent justement suivre la même voie ? Ne devrions-nous pas
plutôt les encourager dans cette démarche ? Et pour ce
faire, pourquoi ne pas commencer de la façon la plus simple et
évidente
qui soit, c’est-à-dire, dans les cas où nous sommes
nous-mêmes les oppresseurs, en arrêtant, en s’excusant et
en se retirant ?...)
Il y a pourtant quelque chose qui me
semble fort intéressant dans toute cette histoire. C’est qu’en
tentant ainsi d’imposer nos systèmes et nos valeurs à
d’autres états, nous avons pu constater une fois pour toutes que
cela ne marche tout simplement pas. Grâce à nous, la
preuve est ainsi faite que les idéaux que nous avons tant
prêchés
étaient bien fondés : en effet, il semble qu’il
faille laisser les peuples libres de décider eux-mêmes de
leur avenir, et qu’autrement on ne fait que s’exposer à de
graves problèmes.
Il nous faut maintenant avouer que ce n’est pas en imposant un
système ou une volonté, que l’on puisse faire changer et
encore moins avancer les choses. En fait, nous voyons plutôt
qu’en s’imposant,
non seulement nous attirons à coup sûr le ressentiment et
en fait l’opposition, mais en plus, cela s’avère tout
bêtement inefficace, pour ne pas dire catastrophique. En effet,
nous sommes maintenant
en mesure de constater que cela risque plutôt de faire
virtuellement éclater l’état qui fut la malheureuse
victime de nos expérimentations, et donc de tout faire sombrer
dans le chaos. Nous sommes
donc arrivés à une grande conclusion : s’imposer ne
mène à rien. Le seul regret qu’on puisse peut-être
avoir dans cette histoire serait peut-être surtout d’avoir eu
à
payer un prix aussi atroce pour en arriver à cette simple
constatation. Il faut croire que ce soit le seul petit
inconvénient au fait d’ainsi mener ses expériences
à l’échelle de la planète
! Peut-être sommes nous maintenant en mesure d’en arriver
à cette seconde conclusion : il aurait peut-être
été un peu plus avisé au départ croire pour
de vrai au bien-fondé
réel de ces idéaux que nous tenons tant à
professer ; qui sait, peut-être cela nous aurait incité
à les appliquer, et à sauver du mal à tous,
à commencer par nous
?
Donc si on ne peut forcer le monde
à changer, n’y a-t-il pas de façon que le changement se
fasse ? N’est-ce pas le genre de noble perspective que nous font
miroiter nos politiciens ? Bien entendu le changement est possible,
mais pour le voir se produire pour de vrai, encore faut-il admettre
qu’il ne réside pas dans la tête d’un autre, ni dans un
simple système,
et qu’il est encore moins probable qu’il puisse se réaliser du
jour au lendemain. Il me semble que pour qu’un état en aide un
autre, il ne faudrait surtout pas oublier que, et ce même en
mettant à
part la question de qui décide du changement, un autre
état est nécessairement différent. Cela veut
notamment dire qu’il a sans doute des structures et un fonctionnement
qui soient différents
des nôtres, à un degré plus ou moins grand. Notre
propre ordre de fonctionnement ne pourrait donc forcément pas
être parfaitement adapté à un autre état.
Cela veut aussi
et surtout dire qu’en imposant à un état un autre ordre
de fonctionnement, quel qu’il soit, on se trouve à nier la
réalité de cet état et de sa culture. Or non
seulement cela est-il
impossible à plus ou moins long terme, mais en plus, nous
risquons à ce moment de nous retrouver face à de
l’opposition, puisque telle est la réponse naturelle à
l’imposition, quelle
que soit les bonnes intentions de celui qui la commet, comme ceux qui
ont été parents pourront sans doute le confirmer. Eh oui,
il nous faudra sans doute tôt ou tard le constater de
façon définitive :
l’imposition, nous ne sommes pas seuls à ne pas aimer cela ! On
ne peut qu’espérer que cette prise de conscience se fasse plus
tôt que tard, et ce pour le bien être de tous, à
commencer
par le nôtre...
Charles-Olivier Tremblay